Calder, le sculpteur de l’air
Envie d’évasion ?
Direction le musée de Beaubourg où se tient l’exposition consacrée à Alexander Calder, peintre et sculpteur d’origine américaine.
Le visiteur entre dans le monde ludique de Calder au fur et à mesure des salles : mobiles, cirque miniature, figures articulées et sculptures en fil de fer constituent son monde.
Arrêtons-nous sur une œuvre qui nous plonge dans un univers musical et onirique : les cinq Joséphine Baker, que Calder réalise à partir de 1927.

Au centre : Joséphine Baker, Calder, 1927-1928, fil d’acier, Centre Georges Pompidou, Paris
Qui ne connaît pas cette icône, à la fois chanteuse, danseuse et meneuse de revue américaine ?
Et oui, Joséphine Baker ne peut que marquer les esprits : femme libre et indépendante, elle est la première vedette noire qui a fait rêver femmes et hommes. Souvenons-nous de sa chanson J’ai deux amours…
Marqué par cette femme, Calder lui rend hommage à travers des fils d’acier.
Et son œuvre est réussie : les figures suspendues nous entraînent dans une folle danse aérienne, elles se balancent dans l’air au gré du souffle et semblent illustrer cette « danse sauvage » qui caractérisait Joséphine Baker.
Autres caractéristiques de cette femme ? Sa sensualité, que Calder arrive à nous dévoiler à travers l’acier… Un gros challenge qu’il entreprend ici !
Les attributs de la féminité se retrouvent dans son œuvre : fils de fer tordus en spirales obsédantes dessinent sur la silhouette filiforme la poitrine charnues et le ventre de la femme.
L’essence de la féminité se retrouve dans l’acier, le fer et les isolateurs électriques…Deux mondes opposés qui ne font plus qu’un.
Calder, amoureux des femmes et de l’art, ne pouvait pas mieux rendre hommage à la diva américaine.
Retrouvez l’oeil de Juliette la semaine prochaine















.et dali (perché kil était aussi !!) n’était pas content !! i’disait : « le propre d’une sculpture c kelle ne bouge pas » ;b
.
Qu'en pensez-vous !